Né d’un projet conjoint entre le Centre de réadaptation en dépendance de Montréal – Institut Universitaire et la Commission scolaire de Montréal, le volet scolaire 17-24 ans est un programme unique en son genre : il répond aux besoins et à la situation de jeunes aux prises avec les dépendances et qui ont décroché du système scolaire. Au Québec, il est le seul qui soit dédié aux jeunes adultes tout en étant totalement gratuit.

Depuis 5 ans, cette école de la deuxième chance a su démontrer son utilité tant en termes de réintégration scolaire que sociale. Ce projet est en effet un véritable tremplin pour les jeunes qui le fréquentent. Grâce au volet scolaire, ils retrouvent un équilibre, des objectifs à atteindre, ils sortent de leur isolement, développent leur autonomie et se responsabilisent. Sur le plan académique, les chiffres parlent d’eux-mêmes : le taux de réussite aux examens est de 95% en moyenne sur les sept années d’existence.

-> Selon une enquête du CPLT (Comité Permanent de Lutte à la Toxicomanie), les décrocheurs consomment dix fois plus de drogues et trois fois plus d’alcool que les jeunes qui n’ont pas décroché

Quelques chiffres

  • Depuis 2008, 95 jeunes décrocheurs ont été accompagnés dans le cadre de ce projet
  • Sur ses cinq années d’existence, le taux de réussite aux examens est de 92%
  • En 2012-2013, la Fondation a investi 38 000 $ pour contribuer au maintien du projet

Sans l’appui de la Fondation, le projet serait amené à disparaître et ces jeunes ne pourraient plus bénéficier de ce programme spécifiquement conçu pour eux.

Merci à notre fidèle donateur

Fondation J. Armand Bombardier

Nous remercions chaleureusement la Fondation J. Armand Bombardier de son fidèle et précieux soutien. Sa généreuse contribution permet le maintien et la poursuite de notre école de la deuxième chance pour tous les jeunes aux prises avec les dépendances et en situation de décrochage scolaire.

Témoignage

CHRISTINE, étudiante au volet scolaire 17-24 ans

« J’ai commencé à me droguer à 12 ans, avec des médicaments de prescription, parce que j’avais des problèmes d’anxiété. J’ai progressivement augmenté les doses, puis j’ai essayé le speed et l’extasy. Au fil du temps, j’ai tout essayé sauf l’héroïne parce que j’avais peur des aiguilles ! J’ai atteint mon paroxysme à 18 ans avec ma meilleure amie Chloé. On s’était vraiment gelées, c’était vraiment intense…pis elle s’est pendue. Là, je suis tombée dans l’alcool solide, en plus de sniffer. Je passais ma vie à me geler et à me demander comment me procurer l’argent pour continuer. Il n’y avait rien de positif dans cette vie-là. C’est quand je suis rentrée en désintox au Centre que j’ai appris qu’il y avait une école ici, pour les jeunes comme moi. Et là, ça a tout changé. J’ai vu que je pouvais réussir ! En quelques mois à peine, j’ai complété des cahiers et réussi des examens alors que ça faisait trois ans que j’avais décro- ché. Ça a changé ma vision des choses. Avant, c’était comme si je regardais la vie par le côté le plus large d’un cône : mon champ de vision était tout petit. Le CRDM a changé le cône de bord. Maintenant, je regarde par le petit trou et je vois plein de choses, je me dis que moi aussi j’ai droit à un avenir ! Avant, je me disais « Qui va vouloir d’une droguée comme ambulancière ? » Ben aujourd’hui, je me dis qu’il n’y aura pas meilleure que moi ! »

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