Une grossesse et l’arrivée d’un enfant sont des évènements porteurs d’espoir et de changements. De nombreux parents saisissent cette occasion pour apporter des modifications dans leurs habitudes de vie.

Le Rond-Point est un formidable programme qui réunit des experts de sept entités du réseau de la santé et des services sociaux et organismes communautaires. Tous les services sont offerts gratuitement en un seul et même endroit afin de faciliter la logistique pour les familles, d’optimiser leur temps et celui des intervenants.

Suivis de grossesse, suivis pédiatriques, halte-garderie, ateliers de diététique, de relaxation, discussions de groupe, repas communautaires, tout est mis en place pour que les participants y trouvent tout ce dont ils ont besoin pour atteindre les objectifs du programme et repartent avec la hâte de revenir.

Les objectifs
Parmi les objectifs que nous voulons atteindre avec ce programme, il y a celui d’éviter la transmission intergénérationnelle de la dépendance. Même s’il est difficile de le mesurer parce qu’il s’agit d’un objectif à long terme, il est avéré que les enfants sont portés à reproduire les schémas familiaux lorsqu’ils sont rendus à l’adolescence, puis à l’âge adulte.

Nous visons également à :
• Améliorer les conditions de santé chez la femme enceinte et le nouveau-né;
• Dépister les problèmes de développement des enfants et offrir des interventions précoces
• Favoriser le développement des compétences parentales et le lien d’attachement;
• Répondre aux besoins de santé physique et mentale des jeunes familles;
• Favoriser l’insertion sociale, l’autonomisation et consolider leur réseau de soutien.

Les partenaires du programme sont :
• Le Centre de pédiatrie sociale Centre-Sud
• Le Centre de réadaptation en dépendance de Montréal
• Le Centre de recherche et d’aide aux narcomanes (Cran)
• Le Centre jeunesse de Montréal (CJM)
• Dans la rue
• Le Dispensaire diététique de Montréal
• Portage

Témoignage

Megan, 27 ans, a commencé à consommer des opioïdes il y a environ sept ans. La jeune femme n’était pas du tout prédisposée à devenir accro.

« J’ai eu une enfance normale. J’ai fréquenté une école secondaire privée. Je suis allée à l’université », dit-elle.

C’est au retour d’un voyage vers 2012 que Megan a commencé à consommer des drogues. « J’avais rencontré de nouveaux amis. De mauvaises influences », dit-elle. Après avoir essayé ses premières drogues, Megan se tourne vers des médicaments sur ordonnance comme l’OxyContin. « J’avais une maladie auto-immune. Je me faisais prescrire des médicaments. Je les consommais. Et je les vendais. Un soir, avec mon chum de l’époque, j’ai décidé d’essayer de m’injecter. Je me souviens que j’ai dit : “Juste pour une fois.” Mais ça n’a pas été ça du tout. »

La vie de Megan entre ensuite dans une spirale infernale. « J’ai perdu mes emplois. Perdu mon logement, se souvient-elle. J’avais 25 ans. J’étais sans-abri. La vie dans la rue, c’est difficile. J’ai perdu 100 lb. »

Ma journée se résumait à quoi faire pour trouver ma dope. Trouver ma dope. Prendre ma dope. Puis recommencer.
Il y a trois ans, Megan est tombée enceinte. « Ça m’a donné un coup. Dès que j’ai su que j’étais enceinte, je suis allée à l’hôpital et j’ai demandé à suivre un programme de méthadone », dit-elle. Dirigée vers le Cran et le Rond-Point, elle n’a plus jamais retouché à la drogue depuis.

Comme quelqu’un de normal
« J’avais peur que mon enfant me soit retiré. Mais tout le monde ici m’appuyait dans mes décisions. On ne m’a pas jugée. On m’a aidée. Écoutée. On a suivi ma grossesse comme si j’étais quelqu’un de normal », dit-elle.

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