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À propos

La cause

 

Lorsqu’on pense à la dépendance, on pense immédiatement à la consommation de drogues ou d’alcool. Cependant, il existe plusieurs formes de dépendances : aux substances, aux jeux, aux nouvelles technologies, à Internet, à la nourriture, au travail, etc.

L’addiction et plus largement la dépendance, sont un processus par lequel un comportement humain permet d’accéder au plaisir immédiat tout en réduisant une sensation de malaise interne, Cela s’accompagne d’une impossibilité à contrôler ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives.

Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance s’installe quand on ne peut plus se passer de consommer une ou plusieurs substances.

La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est alors dépendant.

La dépendance se caractérise d’abord par des symptômes généraux :

  • l’impossibilité de résister au besoin de consommer
  • l’accroissement de la tension interne, de l’anxiété avant la consommation habituelle
  • le soulagement ressenti lors de la consommation
  • Le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation

Il existe deux formes de dépendances :

  • La dépendance physique : Elle s’exprime surtout par un sentiment de manque qui se manifeste par des symptômes physiques, tels que l’agitation, les tremblements, les douleurs, les spasmes, les sueurs… Les symptômes de sevrages diffèrent selon les substances utilisées. La dépendance psychologique précède toujours la dépendance physique.
  • La dépendance psychique ou psychologique : C’est un état de malaise et d’angoisse qui suit la privation d’une chose, d’une situation ou d’une personne. La dépendance psychologique est beaucoup plus longue à traiter que la dépendance physique.

Source : toxquebec.com et Larousse médical

Certaines personnes consomment de l’alcool ou d’autres drogues pour composer, à court terme, avec des sentiments pénibles ou douloureux. Par exemple : pour diminuer l’impression que leurs problèmes sont graves ou pour parler ou se joindre à d’autres personnes plus facilement. Elles peuvent en venir à croire qu’il leur est impossible de fonctionner sans alcool ou autres drogues. Leur consommation peut alors devenir une habitude dont il est difficile de se défaire.

Source : AQPAMM

C’est l’habitude de consommer de façon régulière et importante des substances susceptibles d'engendrer un état de dépendance psychique et/ou physique.

La notion de toxicomanie ne se limite pas à l'usage de produits illicites. D'autres substances, légales et relativement bien intégrées socialement, peuvent, selon l'usage qui en est fait, engendrer, à l'instar des drogues, un état de dépendance. Il en est ainsi de l'alcool, du tabac et de certains médicaments tels que les tranquillisants (anxiolytiques, hypnotiques) ou les stimulants (amphétamines).

La plupart de ces substances permettent au toxicomane de s'évader momentanément d'une réalité qui lui est insupportable. La toxicomanie ne peut se combattre par de simples interdits ou en faisant appel à la raison du sujet car, même si celui-ci a réellement le désir de sortir de cette dépendance, la thérapeutique se heurte au problème majeur du sevrage, l'arrêt de la prise de drogue entraînant une douleur morale et physique extrême (état de manque, à l'origine de nombreuses rechutes).

Source : toxquebec.com, AQPAMM et Larousse médical

L’addiction au jeu est un sujet dont on parle de plus en plus. Plusieurs termes sont utilisés pour évoquer ce trouble : jeu pathologique, jeu compulsif, jeu excessif, jeu problématique, jeu à risque…

Le jeu pathologique est défini dans le Manuel diagnostic et statistiques des troubles mentaux (ou DSM IV-TR, classification américaine des troubles mentaux) comme « pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu qui perturbe la vie personnelle, familiale ou professionnelle. » (2004).

Cependant, il existe différents niveaux d’intensité des problèmes de jeu. Les joueurs ne rencontrant aucun problème sont souvent appelés joueurs sociaux ou récréatifs. Les joueurs rencontrant des problèmes de jeu mais ne présentant pas tous les critères du jeu pathologique sont appelés joueurs à problèmes. Par extension, on appelle jeu problématique toutes les conduites de jeu à problèmes, y compris le jeu pathologique. On parle également de joueurs à risques : ce terme décrit des joueurs n’ayant pas de problèmes de jeu, mais risquant d’en développer par la suite.

Source : Manuel diagnostic et statistiques des troubles mentaux

  • De 2001 à 2010, au Québec, le pourcentage de personnes ayant une consommation excessive d'alcool est passé de 14,8% à 18,5% 1
  • Aux fins des statistiques, on juge excessive la prise de 5 consommations ou plus à une même occasion, 12 fois ou plus par année. Le fait de prendre huit consommations ou plus à cette même fréquence est jugé «dangereux» 1
  • Plus de 140 000 québecois ont une dépendance à l’alcool et près de 67 000 ont une dépendance aux drogues illicites 2
  • En 2011, 1,7 % des Canadiens 3 ont consommé au moins l’un des drogues suivantes : cocaïne ou crack, amphétamines ou speed, ecstasy, hallucinogènes, héroïne)
  • 3 % des québécois4 serait des joueurs problématiques : 1,9 % sont à risque modéré de développer un problème de jeu et 0,9 % sont des joueurs pathologiques probables.
  • 6% des élèves du secondaire ont un problème important de consommation pour lequel une intervention spécialisée serait requise 5
  • Au Québec, 250 000 enfants de moins de 18 ans vivent avec des parents alcooliques 6

1 Source : institut de la statistique du Québec
2 Source : Enquête Canadienne sur la consommation d'alcool et autres drogues, Statistique Canada, 2004.
3 Enquête de surveillance canadienne de la consommation ‘d’alcool et de drogues (ESCCAD) 2012
4 KAIROUZ, Sylvia et Louise NADEAU. Portrait du jeu au Québec : Prévalence, incidence et trajectoires sur quatre ans. Université Concordia, Université de Montréal et Fonds de recherche sur la société et la culture, 2010.
5 Source: Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2008
6 Source : journal La presse – Mathieu Perreault



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